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ClubFunding accélère son développement et annonce plus de 30 millions d’euros prêtés

Avec plus de 30 millions d’euros prêtés depuis trois ans et un dernier semestre record, ClubFunding s’affirme aujourd’hui comme l’un des leaders dans le secteur du financement participatif. En vue d’accompagner sa croissance, la plateforme mise sur la diversification des projets proposés et le renforcement de ses équipes.


Acteur phare du financement participatif, la plateforme ClubFunding a permis, depuis sa création en 2015, à près de 70 PME françaises de se financer via l’émission d’obligations. Elle annonce aujourd’hui avoir franchi le cap des 30 millions d’euros prêtés au service de l’économie réelle.


Depuis début 2018, son activité connaît un véritable coup d’accélérateur, avec un rythme des projets proposés sur la plateforme de plus en plus soutenu. Au premier semestre, une quinzaine de collectes a été réalisée pour un montant levé de 12 millions d’euros. Autrement dit : autant de projets ont été lancés en 6 mois qu’en 12 mois l’année dernière. « L’accélération que nous avons connue ces derniers mois, où nous avons levé autant de financement qu’au cours de toute l’année 2017, valide notre stratégie et notre positionnement qualitatif dans un marché de plus en plus mature et consolidé », commentent David El Nouchi et David Peronnin, dirigeants de ClubFunding. « D’ici fin 2018, notre ambition est d’atteindre une collecte annuelle de 30 millions d’euros ».


Ce début d’année 2018 signe également l’accélération des remboursements, dont deux particulièrement symboliques : celui de Sérénya, première collecte lancée sur la plateforme en mai 2015, puis de GTO, le plus important projet en termes de montant (2,2 millions d’euros). Avec un total à date de 21 projets remboursés, ClubFunding affiche un track record toujours plus solide, n’affichant aucun défaut de remboursement depuis plus de 36 mois d’activité.

Des projets diversifiés et un accent mis sur l’immobilier


En parallèle de l’accélération du nombre de collectes, ClubFunding garantit une diversification des secteurs proposés. ClubFunding a ainsi financé des entreprises dans le secteur de l’ingénierie, de la promotion immobilière, de la restauration, de la production audiovisuelle, mais aussi de la franchise. « Tout en préservant la variété des secteurs, nous souhaitons particulièrement nous renforcer dans les prochaines années sur le secteur de l’immobilier grâce à des projets d’envergure », annonce David Peronnin, Président de ClubFunding.

Un renforcement des équipes risque/suivi et juridique


Pour accompagner le développement de son activité, ClubFunding a par ailleurs renforcé ses équipes grâce à l’acquisition de compétences complémentaires, notamment au sein de l’équipe risque/suivi. L’accent a également été mis sur la création d’un pôle juridique grâce au recrutement de profils dédiés. L’ambition : garantir une analyse, un suivi et une sécurisation des projets toujours plus qualitatifs et précis.

Banques et Fintech, quel avenir ?

À l’heure où l’on assiste à des rapprochements stratégiques de géants de l’industrie bancaires et jeunes pousses du secteur financier, enquête sur un mariage de raison qui a tout, pour l’un comme pour l’autre, d’une nécessité.

Quelles différences entre fintech et banque traditionnelle ?

On a beaucoup écrit sur les fintechs, les start-ups de la Tech des services financiers mais aussi sur les banques traditionnelles, sans pour autant souligner à quel point ces deux modèles peuvent être complémentaires.

Clément Coeurdoeil, CEO de Budget Insight, lors de la Table ronde « Comment les données vont-elles réinventer les business models des services financiers ? » qui s’est tenue lors de  la manifestation Fintech Revolution 2018 soulignait bien les différences existantes entre fintech et banque traditionnelle mais montrait également qu’il s’agissait « d’un miroir parfait en termes d’agilité, de richesse, de business model ».

Pour la fintech, la data est un moyen d’améliorer les process et l’expérience client ; pour la banque traditionnelle, l’extraction de la data représente un problème. Le règlement général pour la protection des données (RGPD) issue d’une directive européenne va aussi davantage encadrer et clarifier la situation actuelle.

Deux modèles éthiques s’affrontent ainsi. La donne devrait changer rapidement car jusqu’à aujourd’hui le business model de distribution de l’épargne était orienté vers la vente du produit.

Le business model de la fintech est la simplification de l’expérience utilisateur, celui de la banque traditionnelle, c’est le secret bancaire. Les deux entités ont pour objectif via ces business models d’obtenir la confiance du client. Or, les clients sont de plus en plus demandeurs de transparence, surtout les jeunes générations qui représentent la clientèle de demain.

On peut supposer de ces deux modèles antagonistes qu’ils s’opposent dans tous les sens du terme et se vouent une guerre sans merci. Et pourtant ! Comme le décrit si bien Emmanuel Touboul, Directeur des programmes d’accélération L’Atelier BNP Paribas pour Fintech Revolution 2018 : il y a quelques années encore « les fintechs et les banques étaient en guerre. Les premières annonçaient la mort des secondes et les secondes ignoraient les premières ». Mais le tableau a bien changé depuis : le secteur se réorganise : les évolutions prennent différentes formes : de l’incubation au rachat et M&A.

Fintech et banque traditionnelle : les raisons d’un rapprochement

Actuellement, de nombreuses entreprises de l’industrie fintech ont fait le choix de se rapprocher d’institutions financières pour écrire la nouvelle étape de leur croissance : BNP Paribas avec Compte Nickel, La Banque Postale pour le groupe KissKissBankBank, Natixis avec Payplug et Dalenys.

Pour accompagner les consommateurs et réellement croître aujourd’hui grâce à une intégration complète de la chaîne de valeur, se faire racheter est devenue pour les fintechs une option envisageable.

Emmanuel Touboul, Directeur des programmes d’accélération L’Atelier BNP Paribas l’explique ainsi : « Les fintechs, face à un marché complexe à pénétrer, verrouillé par nature, ont commencé à développer des modèles B2B, voyant dans les banques traditionnelles des clients, des partenaires stratégiques qu’il leur faudrait séduire pour lever des fonds. La situation s’est donc apaisée, les banques cherchent de plus en plus de synergies avec les fintechs, ce qui se traduit par des partenariats, des prises de participation ou des acquisitions. »

Côté fintech, on en convient également. Jonathan Herscovici, CEO de WeSave lors de l’après-midi Fintech Revolution 2018 déclarait : « il est difficile pour une fintech d’attaquer le marché en B2C car les coûts d’acquisition sont très élevés ». Hugues Le Bret, CEO de compte Nickel explique lors de l’évènement Fintech Revolution 2018 que le rapprochement de sa fintech avec BNP Paribas a permis « une synergie de coûts, une synergie de clientèle, une potentielle synergie de revenus ».

Il semble alors qu’une fintech ne peut vivre à long terme loin des institutions financières. À moins qu’elle n’arrive via le crowdfunding ou le crowdlending à lever suffisamment de fonds pour se développer et se faire connaître. De même que le temps mœurs évoluent, la banque doit elle aussi s’adapter et travailler main dans la main avec les nouveaux outils financiers qui émergent et s’installent durablement dans la consciences des gens.

Loi PACTE : des changements positifs pour les plateformes de financement participatif !

Après pas moins de 6 reports, la loi PACTE va être présentée en Conseil des ministres ce lundi 18 juin. Si certaines des 71 propositions de cette loi ont déjà fait couler beaucoup d’encre, d’autres sont pour le moment restées dans l’ombre. Pour les plateformes de financement participatif, plusieurs mesures annoncées semblent aller dans le bon sens.

En particulier l’article 32 qui ouvre le dispositif PEA-PME aux titres d’investissements issus du crowdfunding. « La France a toujours été à la pointe en matière de crowdfunding… et veut le rester ! », affirmait Bruno Le Maire sur Twitter le 28 mars, à l’occasion du Forum « Entreprises en action(s) ».

Et en effet, la loi PACTE qu’il présente ce 18 juin englobe un grand nombre d’initiatives visant à encourager l’entrepreneuriat, l’innovation, la création de valeur et le fléchage des investissements vers l’économie réelle. Parmi ces mesures, deux points en particulier semblent aller dans le bon sens pour les plateformes de crowdfunding : le plafond d’emprunt devrait passer de 2,5 à 5 millions d’euros, tandis que les « minibons » et les obligations obtenus via ces plateformes vont devenir éligibles au PEA-PME.

L’ouverture du PEA au crowdfunding : une grande nouvelle pour le secteur

Pour rappel, le PEA a été créé en 1992 pour favoriser l’investissement en bourse des épargnants en offrant une quasi-exonération fiscale, moyennant quelques contraintes (la durée de détention, l’éligibilité des titres, la liquidité…). Plus de vingt ans plus tard, le PEA-PME a été lancé en complément pour orienter cette épargne vers les plus petites entreprises : les PME et les ETI.

Les avantages fiscaux et le fonctionnement du PEA-PME sont identiques à ceux actuellement en vigueur pour le PEA. C’est après cinq années de détention que les gains – dividendes et plus-values – sont exonérés d’impôt sur le revenu, mais soumis lors des retraits partiels ou de la clôture aux prélèvements sociaux.

 

Mais le succès de ce produit reste encore limité : fin 2017, on ne comptait en effet que 65 000 comptes ouverts. Avec la loi PACTE, Bruno Le Maire souhaite donc renforcer l’attractivité de ce dispositif grâce au crowdfunding. Concrètement : les titres émis dans le cadre du financement participatif tels que les obligations à taux fixes et les minibons seront désormais éligibles au PEA-PME. Deux objectifs sont ainsi sous-jacents à l’ouverture en cours au financement participatif : offrir une fiscalité favorable et orienter l’épargne dans une vision moyen terme en faveur des PME.

Un contexte général favorable au crowdfunding

Cette nouvelle réglementation est donc sans aucun doute un signal très positif envoyé aux épargnants particuliers pour les inciter à financer des PME !

Mais la loi PACTE s’intègre aussi dans un contexte général très positif pour les plateformes de financement participatif. En France, l’introduction de la flat-tax et la suppression de l’ISF dans la loi Finance ont déjà été des signaux verts à destination des investisseurs.

Au niveau européen, la Commission européenne a dévoilé en mars dernier son plan d’action pour faciliter l’essor des startups de la finance. Parmi les mesures phares de ce plan : l’annonce de la création d’un passeport européen a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les acteurs du secteur.

En bref, les plateformes de financement participatif ont de quoi se réjouir des projets réglementaires en cours. Reste à voir maintenant dans quelle mesure leur impact sera bénéfique pour la croissance et la bonne santé du secteur.