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PEA, PEA-PME : les retraits anticipés se font plus légers

Le Sénat vient de voter un amendement au projet de loi de finances 2019 pour étendre la « flat tax » aux gains perçus lors d’une sortie anticipée d’un Plan d’épargne par actions (PEA). La promesse d’une fiscalité plus souple sous réserve d’un vote favorable de l’Assemblée nationale…

Agir sur les taux pour des PEA, PEA-PME plus lucratifs


Il y a du nouveau pour le PEA ! Le Sénat vient de voter un amendement visant à baisser le taux d’imposition sur les gains intervenant en cas de retrait ou de rachat avant cinq ans. Objectif : redonner des couleurs au PEA ! La mesure s’inscrit dans le cadre de la dernière mouture du budget 2019. Pour Albéric de Montgolfier, rapporteur de la commission des finances du Sénat, l’amendement assure l’alignement du PEA sur les autres revenus du capital. Le rapporteur souligne que le taux actuellement pratiqué « nuit à l’attractivité » du dispositif. Un constat qui se traduit dans les chiffres : alors que 15% des français détenaient un PEA en 2007, ils n’étaient plus que 8% en 2017 soit un peu plus de 6 millions de contrats. À cela s’ajoutaient 188 252 PEA-PME réservés aux actions des petites et moyennes entreprises.

 

Et concrètement ?

La « flat tax » ou prélèvement forfaitaire unique (PFU) réduit la taxation liée au retrait anticipé avant la cinquième année du plan. S’élevant à hauteur de 30%, la flat tax est répartie entre l’impôt sur le revenu (12,8%) et les prélèvements sociaux (17,2%). Un vrai coup de pouce pour les petits porteurs si l’on considère actuellement qu’un retrait avant la fin de la deuxième année du PEA est imposé à 39,7% et qu’entre la deuxième et la cinquième année du PEA il est de 36,2%. Toujours pas imposables, les gains acquis après 5 ans ne seront pas impactés par la loi, mais restent cependant soumis aux prélèvements sociaux à hauteur de 17,2%.

 

Prochaine étape : le vote en seconde lecture du budget 2019 par l’Assemblée Nationale, a priori la semaine du 17 décembre. Comme le secrétaire d’Étatauprès du ministre des Comptes Publics, Olivier Dussopt,a donné un « avis favorable » à la mesure, il y a de grandes chances qu’elle soit confirmée. Affaire à suivre donc !

Le crowdfunding immobilier s’ouvre à l’investissement locatif  

Il y a du nouveau sur le marché du crowdfunding immobilier ! Début octobre, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a ouvert la voie du crowdfunding immobilier locatif. Un moyen efficace d’investir dans la pierre sans passer par la case acquisition tout en diversifiant ses placements.

Le locatif : un nouveau levier pour l’investissement immobilier

Depuis 2014, le marché du crowdfunding immobilier était dédié au financement de projets neufs, mais en octobre dernier, l’AMF a autorisé pour la première fois l’investissement immobilier locatif. « La question est toujours de savoir si les règles relatives à la protection de l’investisseur sont bien respectées pour des biens qui nécessitent une gestion immobilière sur le long terme », souligne Claire Castanet, chargée des relations avec les épargnants à l’Autorité des marchés financiers. La réglementation est dense mais les barrières viennent bien de tomber ! C’est la plateforme Homunity qui a le privilège d’ouvrir la voie en réglant notamment la question épineuse de la gestion des biens qu’elle externalisera à des agences immobilières. Une petite révolution sur le marché qui est estimé à plus de 50 milliards d’euros en France. Une solution qui offre la possibilité aux particuliers d’investir dans la pierre sans la contrainte de l’apport nécessaire pour l’acquisition d’un bien immobilier en direct ni de l’achat de parts de sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).

Premier rendez-vous pris à Lille…

Et le premier projet à être financé va prendre forme prochainement à Lille, ville très dynamique où la demande locative est forte avec un ratio prix d’acquisition/loyer intéressant. Ticket d’entrée : 5 000 € avec une évolution par tranche tous les 5 000 €. Le rendement s’effectuera sur 8 à 10 ans, un temps plus long que le crowdfunding immobilier classique qui diminue les risques de placements mais aussi la rentabilité : environ 5% contre 10% envisageable sur un placement classique.

 

…et d’autres sont à venir !

Nos confrères d’Homunity évoquent déjà la suite avec comme priorité, un ancrage dans les grandes villes de province telles que Lyon, Nantes et Bordeaux. L’agrément accordé à la plateforme reste cependant encore ad hoc, mais il est fort à parier que d’autres plateformes vont bientôt lui emboîter le pas pour obtenir les autorisations nécessaires. De belles perspectives pour le marché du crowdfunding immobilier dont ClubFunding pourrait se saisir à l’avenir.

Les apps Fintech battent des records d’utilisateurs

+ 200% d’utilisateurs actifs entre le 1ersemestre 2017 et 2018 : de la solution de paiement entre particuliers Lydia à l’agrégateur Linxo, les applis Fintech ont montré qu’elles avaient su répondre aux nouveaux usages. Décryptage d’une tendance pas prête de retomber.

Les applis Fintech font une percée fulgurante

Les chiffres s’envolent dans le monde des apps Fintech : une récente étude d’App Annie révèle que le temps passé sur les applis Android de la catégorie finance a augmenté de 37% en l’espace d’un an. soit 35 millions d’heures supplémentaires. Dans le même temps, le nombre d’utilisateurs actifs a fait un bon à +200%, avec des sessions en hausse de 46%. L’étude souligne par ailleurs une croissance de 29% des téléchargements d’applications liées aux moyens de financement et +20% des utilisateurs uniques mensuels du top 10 des applications, soit 1,1 million d’utilisateurs supplémentaires. Un succès sans appel pour des applis répondant à de nombreux besoins : agrégation de compte pour mieux suivre son budget, planification financière, paiement entre particuliers, investissement… La seule constante est un gain de temps assuré pour l’utilisateur. Sur ce créneau, de nombreuses applications prennent des allures de cheval de course, en espérant devenir un jour des licornes. Parmi les plus emblématiques, l’application Lydia revendique la « révolution cashless » avec comme cœur de cible les Millennials.

Offrir plus et plus simplement : un pari gagnant qui bouscule

Devenir incontournable sur le marché de la finance en jouant la simplicité. L’objectif des apps Fintech est fixé. Pour Martijn de Wever, fondateur et CEO de l’application Floww, le succès des Fintech s’explique par leur capacité à fournir un meilleur service-client tout en ayant moins recours au capital humain. Le parti-pris des apps Fintech est très simple : identifier une problématique, puis apporter une solution à l’utilisateur, à contre-courant des pratiques bancaires d’avant. Et si seulement 4% des Français identifient ce qu’est une Fintech, l’engouement pour l’usage de nouveaux outils financiers a déclenché une onde de choc sur le marché, bousculant les acteurs du système bancaire classique.

 

Fintech et banques commencent à regarder dans la même direction

Pour autant, les deux business models sont-ils voués à être ennemis ? Au contraire. Une  étude de Deloitte souligne que les Français envisagent l’usage des services proposés par les Fintech comme complémentaires à leur service bancaire traditionnel. Par ailleurs, l’entrée probable des GAFA et BATX sur le marché fait que Fintech et banques ont tout intérêt à s’allier pour faire bloc. Et les rapprochements se multiplient déjà : les ateliers et « labs » portés par les banques fleurissent comme chez BNP Paribas (Le Lab de L’Atelier), Crédit agricole (Le Village by CA), HSBC ou encore CNP (Open CNP).