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Banques et Fintechs, une complémentarité gagnante

Nathalie Mourlon, Directeur Général Adjoint en charge du développement au Crédit Agricole d’Ile-de-France, explique comment se réinvente la relation Banques-Fintechs, plaidant pour une complémentarité gagnante.

Banques et Fintechs, une « coopétition » ?

Une « coopétition ». C’est ainsi qu’une récente étude Deloitte qualifie le rapport des banques et des Fintechs (contraction de « Finance » et « Technologie », désignant les start-ups innovantes qui « disruptent » aujourd’hui les services bancaires). Mais pour Nathalie Mourlon, « il y a davantage de valeur à créer en coopération qu’en compétition, tout en gardant une certaine émulation nécessaire ». L’essentiel étant de « tout mettre en œuvre pour apporter satisfaction au client plus rapidement ».


Pour cela, s’enrichir des « idées et process différents des Fintechs », ainsi que de leur « agilité », est un atout de taille. Preuve est de constater que, d‘abord méfiantes, les banques témoignent de plus en plus une volonté de partenariat avec les Fintechs. Nathalie Mourlon raconte : « Nous rencontrons régulièrement des Fintechs, très intéressées par l’idée de travailler avec nous. Étant une banque mutualiste, elles se retrouvent dans nos valeurs et apprécient avoir un accès plus direct avec l’équipe dirigeante. »

Des partenariats gagnants-gagnants

Selon une récente étude du cabinet PwC, 82% des banques veulent augmenter ce type de partenariats. Recherche d’agilité d’une part, volonté d’être adossées à une structure d’autre part, les partenariats Banques-Fintechs auraient vocation à s’amplifier avec le temps, selon Nathalie Mourlon, ne serait-ce que pour des raisons de réglementation. « Le régulateur surveille plus attentivement les Fintechs », commente-t-elle. « La plupart des Fintechs auront besoin des process structurés des banques, ou du moins de leurs structures de contrôles internes. » En se rapprochant d’une banque, les Fintechs peuvent également élargir leur portefeuille de clients. Ou, pour accélérer leur développement, certaines d’entre elles vont jusqu’à opter pour l’acquisition, comme Compte-Nickel, racheté par BNP Paribas en avril 2017. Nathalie Mourlon prédit une accélération de ce phénomène, une « maturation de ce marché », marqué par une « réduction du nombre de Fintechs, les plus grosses attirant les talents ».


Pour Nathalie Mourlon, les banques ne sont pas près de disparaître, puisqu’elles sont sur des métiers très réguliers, des segments différents des Fintechs, qui sont, elles, « plutôt sur une partie de la première couche de la relation-client ». Il faut cependant distinguer parmi les Fintechs les plateformes de crowdfunding – à l’instar de ClubFunding – soumises à une législation spécifique depuis 2014, et pouvant évoluer en autonomie sans être intégrées à une banque. Dans ce domaine également, la collaboration avec les banques s’inscrit dans une logique « gagnants-gagnants », puisque les banques ont la possibilité de rediriger vers ces solutions des projets qu’elles ne s’autorisent pas à financer en totalité, tout en respectant les mêmes filtres qualitatifs. Dans le crowdfunding, la complémentarité avec les banques est intrinsèquement de mise.

Crédit Agricole d’Ile-de-France soutient le crowdfunding


L’objectif du Crédit Agricole d’Ile-de-France ? Devenir « la banque préférée des Franciliens ». Pour ce faire, la banque mutualiste n’hésite pas à se rapprocher des start-ups dans le but de repenser agilement l’expérience client et collaborateur. « En tant que mutualiste, nous devons être utiles à notre territoire », revendique Nathalie Mourlon, qui cite l’exemple du rapprochement avec la jeune pousse Hello Charly, qui, à l’aide d’un algorithme, aide les lycéens à faire leur choix d’orientation professionnelle. Côté Fintechs, le Crédit Agricole d’Ile-de-France a mis en place un partenariat Bulb in Town, rebaptisé Tudigo, une plateforme de crowdfunding locale, basée sur le don, pour financer des commerces artisanaux locaux – un fonctionnement différent que celui de ClubFunding, qui finance des projets de plus grande ampleur à l’aide d’émissions obligataires.


Nathalie Mourlon se dit très favorable à ce type de partenariats, une « véritable opportunité pour nos entreprises ». Et de conclure : « il y a de la place pour ces nouveaux entrants, du moment que chacun respecte les mêmes règles déontologiques ! »

Prêter aux PME / TPE : le nouveau moyen d’épargne des français

Un gouvernement affirmant clairement ses idées entrepreneuriales et une nouvelle réglementation des impôts sur le revenu plus allégée  — La FlatTaxe (À lire sur ClubFunding)—, donnent au financement participatif de beaux jours devant lui. 

TPE et PME françaises : une valeur sûre

En France, en moyenne 3 entreprises sur 4 sont soit des start-ups soit des PME (petites et moyennes entreprises) et affichent un gain annuel — de 8,7% — nettement plus élevé que ses grandes soeurs les ETI (entreprises de taille intermédiaire) et GE (grandes entreprises) — chiffres  publiés par AFIC (Association Française des investissement pour la Croissance).

Depuis quelques années dans l’esprit des épargnants, investir auprès de sociétés non cotés en bourse semble plus rentable et moins risqué.
Et pourquoi ? Leur non dépendance aux marchés boursiers, laissant l‘évolution de la société strictement liée aux qualités du dirigeant et à l’environnement proche dans lequel elle évolue, apparait comme un réel avantage. À la différence des grandes institutions de placement financier, le crowdfunding offre à chaque investisseur la possibilité de réellement mutualiser ses investissements et donc de diminuer les risques encourus.

Des investissements « récompensés » par l’État. La suppression de l’ISF (Impôt sur la fortune) et l’instauration du système d’imposition « FlatTax » de 30% sur tous les revenus du capital (excepté le livret A, PEA et certaines assurance vie), donnent un réelle ratio risque / récompense de qualité. Ratio que ces grandes institutions ne peuvent aligner. 

Cependant quelques risques perdurent

Malgré l’appât financier que peut représenter les taux d’intérêt proposé par les entreprises  souhaitant être financées, il est important de garder en vue l’aspect « hasardeux » de  ses investissements. En effet s’il est facile de prêter de l’argent à une société, il est tout aussi facile de le perdre. Bon nombre de raisons peuvent être à l’origine d’une défaillance d’entreprise — changement brusque du comportement des consommateurs, changement de direction, mauvaise gestion de l’argent récolté, etc. — menant le plus souvent à l’insolvabilité de l’emprunteur.

Se lancer alors seul dans cette aventure semble périlleux, qui plus est en l’absence de connaissances approfondies de la société.
Seule solution ? Faire appel à des professionnels du financement, à l’image de ClubFunding, qui apportent un réel service propre à l’investissement, permettant à l’investisseur d’investir en toute connaissance de cause. C’est pour cela que chez ClubFunding nous mettons en place une expertise et une sélection rigoureuse de nos projets.
Notre politique 0% de défaillance est et restera notre principale préoccupation.

Des plateformes qui s’impliquent

En partie dû aux taux d’intérêts — situés entre 4 et 12%* contre 0,75 pour le livret A —, les plateformes de crowdfunding séduisent de plus en plus. En dépit du niveau de risque qui en découle, ces derniers ne refroidissent pas pour autant les investisseurs entretenant une relation de confiance presque privilégiée avec leur plateforme. La base de cette confiance réside dans la transparence que celle-ci apporte à ses investisseurs.

De nouvelles innovations naissent chez les acteurs du crowdfunding pour garantir aux investisseurs toujours plus de sûretés, mais la nouveauté signée ClubFunding reste la plus aboutie. En effet, elle est la première plateforme de financement participatif à mettre en place un différé de paiement de sa commission par la création d’un compte séquestre. L’objectif est d’apporter une assurance supplémentaire de qualité à ses investisseurs.

*rendement brut par an hors fiscalité

DSP2 : Innovation Européenne dans les services de paiement

L’Autorité Bancaire Européenne (EBA) a statué, début 2017, sur la mise en commun des données clients entre Banque et FinTech. Dès 2018, cette mine d’information abritée dans les établissements bancaires et détenue secrètement jusqu’à aujourd’hui, sera mise en libre accès gratuitement auprès de certaines FinTech.

Sa mise en vigueur prévue pour Janvier 2018, avec un délai de conformité pour ses protagonistes de 18 mois, la DSP2 (Directive sur les Services de Paiement) se voit comme une Directive Européenne permettant d’améliorer la sécurité des échanges de données bancaires. 

Comme son nom l’indique, les Autorités Bancaires Européennes n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Son aînée a été instaurée en 2009 afin de donner un cadre juridique plus clair aux start-up de la Technologie Financière. Cette dernière avait pour principal objectif la création d’un marché européen des opérations bancaires, permettant ainsi d’encadrer ces nouveaux services. Instituée en grande partie par soucis de sécurité pour les consommateurs de ces nouveaux services financiers, cette directive mène également à une optimisation de l’innovation et de la concurrence.
C’est ainsi que nous verrons apparaitre une nouvelle catégorie d’entreprises réglementées.

Marquée par l’avènement du numérique et l’arrivée massive des FinTech en Europe, l’EBA (Autorité Bancaire Européenne) s’est vue dans l’obligation de revoir cette directive afin de l’ajuster aux différentes problématiques actuelles.

 

Différence avec la DSP1

Sensiblement identique, notamment sur le fond de sa trame, la DSP2 affichera dorénavant quelques modifications et mises à jour dans ses textes.
Permis eux et non des moindres, la création de deux nouvelles catégories de services de paiement : 

Les services d’initiation de paiement qui permettent aux consommateurs de demander à un intermédiaire de présenter et d’exécuter des opérations de paiements en leur nom auprès de leur banque.

Et les services d’agrégation d’information qui permettent aux consommateurs disposant de plusieurs comptes bancaires de bénéficier d’une vision consolidée de l’ensemble de leurs comptes. 

Notons également, une absence de frais supplémentaires sur la majorité des paiements par carte bancaire. Quant à son champs d’action, celui-ci sera vu à la hausse, avec une augmentation du nombre d’accréditation délivré — toujours suivant des normes bien définies —. 

L’ensemble des ces modifications auront pour but premier de favoriser une plus grande cohérence au sein de l’Union Européenne.

 

La sécurité de vos données

Une des autres grandes priorités de cette directive, garantir une sécurité optimale quant aux données bancaires des consommateurs. Problématique de haute importance, cette garantie face aux éventuelles fraudes — qui sont fonction de la confiance des consommateurs — permettra d’encadrer ces changements de flux dit « classiques » provenant de ces nouveaux services financiers. 

Ainsi de nouvelles mesures d’identification, comme l’identification par SMS, — déjà mis en place chez bon nombre de services de paiement en ligne — verront le jour. Ce renforcement de l’authentification aura pour objectif de réglementer la procédure lors des paiements en ligne avec des méthodes d’identification uniques.   

Notons que cette réglementation prend en compte le parcours client rendant ainsi ce cheminement le moins contraignant possible pour le consommateur.

 

L’écosystème des paiements boulversé

La révision de cette réforme, sur l’écosystème européen, est substantielle. Cependant cette nouvelle directive se fera dans le temps — compte tenu des 18 mois de délais de conformité donnés aux banques et FinTech pour mettre en place ce libre échange —.

Apparue dans un premier temps comme une menace, certaines banques non pas manqué de le faire savoir, engageant un bras de fer avec les start-up de la finance et cela dès les prémisses de cette directive. 

Toutefois ces innovations ouvrent de nouvelles perspectives d’avenir aux banques, revoyant ainsi leur position à l’encontre de la DSP2. En effet, cette dernière montre de nombreuses opportunités comme concevoir de nouvelles offres de paiement innovantes et ainsi élargir leur portefeuille de services.