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Comment ClubFunding accompagne les PME dans leur développement

La loi PACTE encourage l’investissement des particuliers vers les PME françaises. Dans ce cadre favorable, les structures à taille humaine ont toutes les cartes en main pour emprunter jusqu’à 5 millions d’euros sur les plateformes de financement participatif. David El Nouchi, CEO et cofondateur de ClubFunding, revient sur les avantages du crowdfunding pour les PME.

Trouver plus rapidement ses financements

Pourquoi les PME pourraient-elles avoir besoin d’avoir recours au financement participatif ? En complément des crédits bancaires ! « Quand une banque finance 80% d’un projet, nous intervenons sur les 20% restants. C’est dans cet interstice que réside la capacité d’une PME à répondre à une hausse des commandes ou à un besoin immédiat en liquidités», explique David El Nouchi. Par ailleurs l’autre avantage d’avoir recours à une plateforme, réside dans son agilité et sa souplesse face aux acteurs bancaires traditionnels. Quand une levée de fonds en « equity » peut prendre 9-10 mois, quand un prêt bancaire peut nécessiter 3-4 mois, en financement participatif, « on peut envisager un financement sous 2 semaines, de la première présentation du projet à la mise à disposition des fonds. » Une réactivité incomparable, qui s’explique par la digitalisation de l’ensemble du processus. « Les échanges se font uniquement via la plateforme, le processus est digitalisé de A à Z. Cela assure une meilleure efficacité de nos échanges avec la PME.» Tout en créant une relation plus directe entre les investisseurs et le projet.

Des solutions conçues pour aider les PME à créer de la valeur

Pour lever les fonds nécessaires à un projet, ClubFunding propose plusieurs solutions. La plus classique ? La dette mezzanine, qui permet de compléter le prêt obtenu auprès d’une banque.« Nous avons accompagné le groupe de gastronomie asiatique Black Code sur ce modèle, explique David El Nouchi.Un crédit amortissable sur trois ans a été mis en place pour l’ouverture de deux nouveaux restaurants. » Autre « interstice » dans lequel une plateforme peut avoir son mot à dire ? Le bridge de financement, pour répondre à des écarts de trésorerie. Une entreprise peut identifier une rentrée d’argent importante à moyen terme mais percevoir un besoin en liquidités sur le court terme. « Nous avons eu le cas récemment avec RASEC International, se souvient David El Nouchi. Le groupe souhaitait développer son activité au Maroc et en Espagne en attendant la vente d’un actif immobilier. Nous avons engagé un prêt-relais durant cette période de transition. » Dernière possibilité, le crédit de campagne pour financer l’achat de stock d’une activité saisonnière. «L’entreprise doit être en capacité d’acheter ou de produire le stock nécessaire à l’augmentation des commandes pour l’année suivante. Ce fut le cas pour la levée de fonds de Thomson Computing. » Une opération qui a rencontré un franc succès, puisque 2 millions d’euros ont été levés en 3 heures sur Clubfunding !

Quelles PME sont éligibles au prêt ?

ClubFunding accompagne les entreprises de tous secteurs, pour peu qu’elles aient un statut éligible au financement participatif (SA, SAS et SARL dans certains cas). « Les sociétés qui nous sollicitent sont souvent en de maturité. Chaque projet nécessite en effet un dossier structuré pouvant répondre aux exigences de ce type de financement», précise David El Nouchi. Pour ClubFunding, d’autres critères sont indispensables : immatriculée en France, la PME doit être en mesure de présenter au moins deux états financiers de son activité. Après l’étude de solvabilité, la plateforme appronfondit sa connaissance de l’entreprise par une analyse qualitative. La personnalité d’un dirigeant et sa capacité passée à tenir ses engagements joueront beaucoup sur la sélection d’un projet. De plus, « `de bonnes relations avec les clients et les fournisseurs sont généralement une marque de sérieux. »  les équipes de ClubFunding seront d’ailleurs en contact permanent avec l’emprunteur pendant toute la durée du vie du prêt, pour qu’il réussisse au mieux son projet et lui trouver des solutions adaptées en cas de besoin. Digitalisé, peut-être, mais humain, assurément.

Les PME au cœur de la loi PACTE

Votée par les députés le 9 octobre dernier à une large majorité, la loi pour le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) devrait entrer en vigueur au printemps 2019.Objectif : simplifier le cadre juridique des petites entreprises pour lever les freins à la création et favoriser leur croissance. Décryptages avec Emmanuel Jessua, directeur des études chez COE-Rexecode et administrateur de l’INSEE.

Créer un climat de confiance

« L’adoption de la loi PACTE ne résoudra pas tout mais elle va dans le bon sens », souligne Emmanuel Jessua. L’ensemble des 73 articles qu’elle propose pour réformer le cadre juridique des petites entreprises, vise à assouplir l’environnement réglementaire, réformer la fiscalité souvent trop rigide pour leur structure naissante, réorienter l’épargne vers le financement des petites et moyennes entreprises. Pour ne citer qu’un exemple ? Aujourd’hui un emprunt ou une levée de fonds sur une plateforme de financement participative est limité à 2,5 millions d’euros : avec la loi PACTE, ce seuil d’exemption sera relevé à 8 millions d’euros.

Autant d’ambitions qui s’inscrivent dans une vague de réformes gouvernementales en faveur d’une redynamisation de l’économie notamment par la suppression de l’ISF ou le prolongement d’ordonnances de la loi El Khomri pour fluidifier le marché du travail. « Il ne faut cependant pas surestimer les retombées économiques sur le PIB ou la création d’emplois. Les mesures ont pour objectif principal de faciliter le quotidien des entreprises. » Une évaluation du Trésor de la loi PACTE, publiée en septembre, montre en effet que les dispositions propres auxmesures sur les seuils sociaux, à la suppression du forfait social ainsi qu’à l’introduction d’un mécanisme en faveur des créanciers, n’entraineront une hausse du PIB que de 1 point à long terme, dont 0,3 point à l’horizon 2025. Cette évolution, cependant positive, sera basée sur une hausse de la productivité et une baisse du coût du travail.

 

Des changements en profondeur annoncés

En s’attaquant aux premières étapes du parcours d’une entreprise, la loi PACTE cible plus particulièrement les PME. « Les mesures concourent à créer un tissu d’entreprises plus dynamique, dont la création et le développement seront facilités et dont le rebond sera plus rapide et moins stigmatisant en cas d’échec. » Parmi les mesures les plus attendues, la simplification des seuils à partir desquels les entreprises se voient imposer des obligations fiscales et sociales. Le seuil de 20 salariés sera ainsi supprimé.

Autre point clé, la mise en place d’un guichet unique en ligne qui sera la porte d’entrée lors des démarches administratives. « Ce sont des changements peu spectaculaires, mais très attendus par les PME. D’un point de vue juridique, l’assouplissement de la mise en conformité sous cinq ans des entreprises ayant franchi un seuil est un enjeu déterminant. Cela réduit l’appréhension des contraintes liées à la croissance et laisse le temps nécessaire aux dirigeants pour se familiariser avec la réglementation. »

Pour les ETI, la réforme du pacte Dutreil est un signal positif permettant la transmission d’une entreprise familiale des parents aux enfants avec une plus grande sérénité. Enfin, la loi PACTE vise directement l’innovation en encourageant les passerelles au sein des parcours des chercheurs du secteur public et privé.

 

Et demain ?

À court terme, les plus petites structures vont bénéficier directement de la suppression du seuil de 20 salariés. La suppression du forfait social devrait également permettre la répartition des primes d’intéressement et de participation à un plus grand nombre de salariés. « Le progrès est là, mais il reste encore beaucoup à faire. Pour aller plus loin, il faudrait approfondir les leviers favorisant le rebond des entreprises et toucher directement les ETI par la suppression du seuil de 300 salariés. »Tous les yeux sont maintenant tournés vers le Sénat qui doit se prononcer sur la loi en janvier 2019.

 

Quand les grands groupes témoignent de leur confiance dans le crowdfunding

Le 22 novembre, onze grandes entreprises se sont portées garantes d’une opération d’envergure avec un objectif : encourager le développement du financement participatif auprès des PME. Un événement inédit sur le marché du crowdfunding.

Des garants de taille

Elles sont onze entreprises à avoir pris le pari, et pas des moindres : AccorHotels, The Adecco Group, Allianz, Arkéa, Edenred, ENGIE, Iliad, JCDecaux, SUEZ, Unibail Rodamco Westfield et Webhelp. Ensemble, elles ont décidé de montrer l’exemple d’un financement malin en associant les prêts bancaires au financement participatif. Chaque groupe a donc emprunté 100 000 euros sur deux ans sur sur la plateforme de crowdfunding October, à un taux de 2,5 %. « Nous pouvons évidemment nous financer moins cher,explique Julien Martinez, le directeur de la stratégie d’Allianz France. Mais ce que nous voulons, c’est aider nos clients à diversifier leurs sources de financement. »Car tout l’enjeu est là : convaincre les clients et les fournisseurs des entreprises participantes de prendre part à l’aventure. « Chez JCDecaux,nous faisons naturellement appel à des sources de financement diversifiées. Force est de constater que ce n’est pas le cas des PME. »Il fallait donc trouver des garants pour établir un climat de confiance.

Le gouvernement en faveur du financement participatif

« Une belle initiative »saluée par le ministre de l’Économieet des Finances, Bruno Le Maire, qui a fait du financement participatif l’un des piliers du projet de loi pour la croissance et la transformation des entreprises (loi PACTE) : « C’est un signe simple et clair de ma volonté de soutenir le financement participatif. »L’occasion pour le gouvernement de rappeler que dans le cadre de la loi PACTE, les titres d’investissements capitalistiques, issus de souscription via les plateformes de crowdfunding devraient être éligibles au compte PEA-PME, permettant ainsi de rediriger l’épargne des ménages vers le secteur privé. « Cette mesure d’ouverture de l’éligibilité du PEA-PME aux titres issus du financement participatif témoigne de la bonne direction prise par le gouvernement pour rediriger l’épargne vers l’économie réelle »,estime David El Nouchi, co-fondateur de ClubFunding.

Des PME et des particuliers gagnants

Pour les PME qui jouent le jeu de « Grandir ensemble », les frais de dossier seront offerts jusqu’à hauteur de 1M€ par grand groupe. Au-delà de ce montant, elles bénéficient de conditions privilégiées en supprimant les frais de dossier. Les taux appliqués s’élèvent quant à eux entre 2,5 à 9%. Les particuliers y trouvent également leur compte, puisque les projets « Grandir Ensemble » sont ouverts exclusivement, et à 100%, aux prêteurs particuliers. La démarche a en tout cas rencontré un franc succès : Le 22 novembre dernier, jour du lancement de l’opération, 1700 particuliers auront souscrit à l’intégralité de l’opération. En à peine quelques minutes ! Un signal positif fort, qui démontre l’attractivité intacte du crowdfunding.