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Bientôt un doublement du plafond des opérations immobilières sur ClubFunding !

Parmi les dispositions de la future loi PACTE figure le relèvement du plafond réglementaire des opérations de crowdfunding de  2,5 à 5 millions d’euros. David Peronnin, Président de ClubFunding, y voit une opportunité exceptionnelle de financement des projets immobiliers d’envergure, au service des promoteurs.

Des plafonds relevés à 5 millions d’euros

« 80% des opérations financées sur ClubFunding concernent des projets immobiliers ». David Peronnin, le cofondateur de la plateforme, le reconnait bien volontiers :  avec une collecte de fonds en hausse de 72 % au premier semestre 2018, le crowdfunding immobilier a clairement le vent en poupe. Depuis sa création en 2014, la start-up spécialisée dans le financement participatif a contribué au montage de près de 80 projets – dont une vingtaine d’ores et déjà remboursés – pour plus de 20 millions d’euros. Et cette dynamique devrait s’intensifier quand la loi PACTE entrera en vigueur : le projet de loi porté par Bruno le Maire prévoit en effet de remonter le plafond réglementaire des opérations de finance participative de 2,5 à 5 millions d’euros. « Avec le doublement du plafond plus de trois fois plus élevé, la finance participative devient attractive pour des acteurs d’envergure nationale, qui peuvent désormais trouver des réponses dans le crowdfunding », s’enthousiasme David Peronnin. À nouvel écosystème, nouveaux profils : les marchands de biens et professionnels de la logistique de bureaux se tournent progressivement vers des plateformes de plus en plus adaptées aux financements de projets ambitieux.

Une bonne alternative à la co-promotion

En effet, la promesse d’une mise à disposition des fonds dans un temps ultra-rapide – « 15 jours dans le meilleur des cas » – a de quoi séduire les promoteurs. « Nous l’avons vu encore hier : en deux minutes, nous avons reçu quasiment le double de souscriptions que le montant demandé par l’opérateur ! ». Depuis le premier projet financé en 2015, celui de Sérénya (ex Starimmo) , qui a emprunté 172 500 euros sur trois ans pour viabiliser et commercialiser de nouveaux terrains à bâtir, ClubFunding s’est taillée une solide réputation dans la promotion immobilière. Si la start-up n’a pas vocation à remplacer le crédit bancaire, faire appel à la plateforme permet en revanche d’éviter les contraintes de la co-promotion et, in fine, d’augmenter sa marge. « On se substitue aux apporteurs associés, pas aux banques », précise le dirigeant de ClubFunding. Autre avantage de la plateforme ? La simplicité des démarches ! Pour solliciter un financement, il suffit d’en faire directement la demande sur le site. Un responsable projet évaluera ensuite le dossier avec le promoteur et lancera rapidement le processus de crowdfunding.

Des projets immobiliers sûrs

ClubFunding met en effet un point d’honneur à sécuriser au maximum les projets présents sur la plateforme. Les analystes commencent par une étude de rentabilité de l’opération, en se basant notamment sur l’implantation du projet et sa faisabilité. « Nous regardons le business plan du promoteur, sa maîtrise des coûts, notamment ceux de la construction », précise David Peronnin, « mais aussi, l’expérience de l’opérateur : nous ne nous adressons qu’à des professionnels avec un solide track record ». Un des prérequis avant de solliciter ClubFunding : avoir déjà réalisé une importante pré-commercialisation. « Si ce n’est pas le cas, le dossier peut être mis de côté quelques mois, le temps que le promoteur mûrisse son projet avec l’aide de nos équipes » précise David Peronnin. Le contexte global de l’opération est également passé au peigne fin. « On s’assure que le promoteur ait bien un permis de construire exempt de tout recours et qu’il ait obtenu les garanties et assurance de la part des banques, comme la garantie financière d’achèvement et l’assurance dommage-ouvrage ». Parmi les « beaux dossiers », David Peronnin cite Camar Finance : ce promoteur immobilier expérimenté a fait appel à ClubFunding pour financer la construction de logements neufs à Boulogne Billancourt. « La commercialisation avait été bouclée très rapidement, car la demande immobilière est forte dans l’Ouest Parisien. De plus, les risques étaient bien maîtrisés et le promoteur qui avait obtenu toutes les garanties et autorisations administratives : toutes les conditions étaient réunies.»

Des solutions de financement toujours plus innovantes

Dans un cadre réglementaire de plus en plus favorable à la finance participative, ClubFunding s’est donné l’objectif de proposer des solutions de financement « toujours plus innovantes » au service des promoteurs. La société renforcera d’ailleurs son équipe d’une quinzaine de collaborateurs par le recrutement d’un directeur du développement immobilier, un véritable expert du secteur. Tout l’enjeu pour David Peronnin consiste à identifier des projets porteurs, tout en privilégiant « les opérations les plus solides pour éviter un éventuel retour de marché ».  

ClubFunding accélère son développement et annonce plus de 30 millions d’euros prêtés

Avec plus de 30 millions d’euros prêtés depuis trois ans et un dernier semestre record, ClubFunding s’affirme aujourd’hui comme l’un des leaders dans le secteur du financement participatif. En vue d’accompagner sa croissance, la plateforme mise sur la diversification des projets proposés et le renforcement de ses équipes.


Acteur phare du financement participatif, la plateforme ClubFunding a permis, depuis sa création en 2015, à près de 70 PME françaises de se financer via l’émission d’obligations. Elle annonce aujourd’hui avoir franchi le cap des 30 millions d’euros prêtés au service de l’économie réelle.


Depuis début 2018, son activité connaît un véritable coup d’accélérateur, avec un rythme des projets proposés sur la plateforme de plus en plus soutenu. Au premier semestre, une quinzaine de collectes a été réalisée pour un montant levé de 12 millions d’euros. Autrement dit : autant de projets ont été lancés en 6 mois qu’en 12 mois l’année dernière. « L’accélération que nous avons connue ces derniers mois, où nous avons levé autant de financement qu’au cours de toute l’année 2017, valide notre stratégie et notre positionnement qualitatif dans un marché de plus en plus mature et consolidé », commentent David El Nouchi et David Peronnin, dirigeants de ClubFunding. « D’ici fin 2018, notre ambition est d’atteindre une collecte annuelle de 30 millions d’euros ».


Ce début d’année 2018 signe également l’accélération des remboursements, dont deux particulièrement symboliques : celui de Sérénya, première collecte lancée sur la plateforme en mai 2015, puis de GTO, le plus important projet en termes de montant (2,2 millions d’euros). Avec un total à date de 21 projets remboursés, ClubFunding affiche un track record toujours plus solide, n’affichant aucun défaut de remboursement depuis plus de 36 mois d’activité.

Des projets diversifiés et un accent mis sur l’immobilier


En parallèle de l’accélération du nombre de collectes, ClubFunding garantit une diversification des secteurs proposés. ClubFunding a ainsi financé des entreprises dans le secteur de l’ingénierie, de la promotion immobilière, de la restauration, de la production audiovisuelle, mais aussi de la franchise. « Tout en préservant la variété des secteurs, nous souhaitons particulièrement nous renforcer dans les prochaines années sur le secteur de l’immobilier grâce à des projets d’envergure », annonce David Peronnin, Président de ClubFunding.

Un renforcement des équipes risque/suivi et juridique


Pour accompagner le développement de son activité, ClubFunding a par ailleurs renforcé ses équipes grâce à l’acquisition de compétences complémentaires, notamment au sein de l’équipe risque/suivi. L’accent a également été mis sur la création d’un pôle juridique grâce au recrutement de profils dédiés. L’ambition : garantir une analyse, un suivi et une sécurisation des projets toujours plus qualitatifs et précis.

Banques et Fintech, quel avenir ?

À l’heure où l’on assiste à des rapprochements stratégiques de géants de l’industrie bancaires et jeunes pousses du secteur financier, enquête sur un mariage de raison qui a tout, pour l’un comme pour l’autre, d’une nécessité.

Quelles différences entre fintech et banque traditionnelle ?

On a beaucoup écrit sur les fintechs, les start-ups de la Tech des services financiers mais aussi sur les banques traditionnelles, sans pour autant souligner à quel point ces deux modèles peuvent être complémentaires.

Clément Coeurdoeil, CEO de Budget Insight, lors de la Table ronde « Comment les données vont-elles réinventer les business models des services financiers ? » qui s’est tenue lors de  la manifestation Fintech Revolution 2018 soulignait bien les différences existantes entre fintech et banque traditionnelle mais montrait également qu’il s’agissait « d’un miroir parfait en termes d’agilité, de richesse, de business model ».

Pour la fintech, la data est un moyen d’améliorer les process et l’expérience client ; pour la banque traditionnelle, l’extraction de la data représente un problème. Le règlement général pour la protection des données (RGPD) issue d’une directive européenne va aussi davantage encadrer et clarifier la situation actuelle.

Deux modèles éthiques s’affrontent ainsi. La donne devrait changer rapidement car jusqu’à aujourd’hui le business model de distribution de l’épargne était orienté vers la vente du produit.

Le business model de la fintech est la simplification de l’expérience utilisateur, celui de la banque traditionnelle, c’est le secret bancaire. Les deux entités ont pour objectif via ces business models d’obtenir la confiance du client. Or, les clients sont de plus en plus demandeurs de transparence, surtout les jeunes générations qui représentent la clientèle de demain.

On peut supposer de ces deux modèles antagonistes qu’ils s’opposent dans tous les sens du terme et se vouent une guerre sans merci. Et pourtant ! Comme le décrit si bien Emmanuel Touboul, Directeur des programmes d’accélération L’Atelier BNP Paribas pour Fintech Revolution 2018 : il y a quelques années encore « les fintechs et les banques étaient en guerre. Les premières annonçaient la mort des secondes et les secondes ignoraient les premières ». Mais le tableau a bien changé depuis : le secteur se réorganise : les évolutions prennent différentes formes : de l’incubation au rachat et M&A.

Fintech et banque traditionnelle : les raisons d’un rapprochement

Actuellement, de nombreuses entreprises de l’industrie fintech ont fait le choix de se rapprocher d’institutions financières pour écrire la nouvelle étape de leur croissance : BNP Paribas avec Compte Nickel, La Banque Postale pour le groupe KissKissBankBank, Natixis avec Payplug et Dalenys.

Pour accompagner les consommateurs et réellement croître aujourd’hui grâce à une intégration complète de la chaîne de valeur, se faire racheter est devenue pour les fintechs une option envisageable.

Emmanuel Touboul, Directeur des programmes d’accélération L’Atelier BNP Paribas l’explique ainsi : « Les fintechs, face à un marché complexe à pénétrer, verrouillé par nature, ont commencé à développer des modèles B2B, voyant dans les banques traditionnelles des clients, des partenaires stratégiques qu’il leur faudrait séduire pour lever des fonds. La situation s’est donc apaisée, les banques cherchent de plus en plus de synergies avec les fintechs, ce qui se traduit par des partenariats, des prises de participation ou des acquisitions. »

Côté fintech, on en convient également. Jonathan Herscovici, CEO de WeSave lors de l’après-midi Fintech Revolution 2018 déclarait : « il est difficile pour une fintech d’attaquer le marché en B2C car les coûts d’acquisition sont très élevés ». Hugues Le Bret, CEO de compte Nickel explique lors de l’évènement Fintech Revolution 2018 que le rapprochement de sa fintech avec BNP Paribas a permis « une synergie de coûts, une synergie de clientèle, une potentielle synergie de revenus ».

Il semble alors qu’une fintech ne peut vivre à long terme loin des institutions financières. À moins qu’elle n’arrive via le crowdfunding ou le crowdlending à lever suffisamment de fonds pour se développer et se faire connaître. De même que le temps mœurs évoluent, la banque doit elle aussi s’adapter et travailler main dans la main avec les nouveaux outils financiers qui émergent et s’installent durablement dans la consciences des gens.