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« Le financement d’un projet audiovisuel se rapproche de la promotion immobilière »

Comparer le financement de projets audiovisuels à la promotion immobilière, telle est la métaphore osée par Élisabeth Guery, Directrice adjointe de ON kids & family, le leader européen de la série d’animation. Explications.

Audiovisuel et promotion immobilière, même combat ?

Élisabeth Guery, Directrice adjointe du studio indépendant ON kids & family, le leader européen des séries d’animation, possède une longue expérience du financement dans l’audiovisuel. « Le financement du secteur audiovisuel est proche de celui de la promotion immobilière : une vente sur plan ou scenario, un contrat à signer sans produit fini, et l’on doit construire une stratégie d’exploitation dans le même temps que l’on développe ou fabrique le produit ». Cette ancienne d’EuropaCorp file la métaphore : « dans le cas d’un programme vendu à une chaîne télévisée dès le départ, la mécanique se rapproche d’une vente sur plan ! ». Derrière la boutade, une réalité complexe. Si les deux grands acteurs institutionnels du secteur, Coficiné, – filiale de Natixis – et CofiLoisirs – adossé à ses actionnaires bancaires Neuflize-OBC et BNP Paribas- génèrent 90 % du financement de l’audiovisuel par prêt bancaire, le canal reste « limité ». La frilosité des banques s’explique par la part de risque inhérente au secteur. « Qui prêterait à celui qui fait le toit, si la personne qui fait les murs risque de vous faire faux bond ? »

ON kids & family, du pari de l’innovation à la renommée internationale

Élisabeth Guery poursuit : « si, contrairement au mètre carré dans l’immobilier, on ne connaît pas le coût exact d’un film, on connaît le prix des acteurs ». Une production avec un acteur « bankable » assurera au producteur d’attirer les financements sur le nom d’un talent. Lorsque ON kids & family produit Le Petit Prince, sorti en 2015, c’est un véritable carton. 130 millions de dollars générés au box-office à travers le monde, un film exploité dans plus de 80 pays, et surtout, des récompenses : le César du meilleur film d’animation en février 2016 et le prix Unifrance de la meilleure exportation de l’année. Fort de ce succès, le studio indépendant a eu accès à « des minimums de garantie de Warner, des quotes-parts de Paramount, de Kirey Group en Italie, et même d’Orange ». Une véritable consécration pour cette société qui, fondée en 1998 par Aton Soumache, a commencé avec des courts-métrages et des clips. Puis qui a su, à partir de 2004, s’imposer dans le paysage de la production audiovisuelle grâce à des « paris technologiques un peu fous », comme l’usage de la 3D avec Skyland en 2006 ou le film Renaissance, en noir et blanc, la même année.

Mais à côté des films d’animation, ON kids & family produit aussi des séries, aux cycles de production tout aussi longs que ceux des longs-métrages : 30 mois en moyenne, que ce soit pour 1h30 de film, ou 26 épisodes d’une demi-heure (soit 13 heures en tout). « Il faut 18 mois pour concevoir le premier épisode, et 12 mois pour les 25 suivants. Une fois le personnage principal fait, il est fait pour tous les autres épisodes, c’est une économie d’échelle industrielle », explique Élisabeth Guery. Un rythme bien différent entre l’animation et le cinéma « classique », où un cycle de production tourne autour de 9 mois. La longueur de ces cycles implique donc de lancer la production du deuxième volet d’une série avant la fin de l’exploitation du premier volet, et donc implique de trouver des fonds ailleurs qu’auprès des banques.

À la recherche d’alternatives au système bancaire 

Pour financer une partie du deuxième volet de « Les Sept Nains et moi », une série exploitée par Netflix, ON kids & family s’est tournée vers ClubFunding, la plateforme de financement participatif par obligations. « Nous avions été mis en relation par la banque Palatine », raconte Élisabeth Guery. « La plateforme nous paraissait séduisante et répondait à notre besoin de renouveler nos modes de financement. Nous avons tenté l’expérience, et finalement récolté 10% du volume total de notre projet ». Une sorte de « prêt-relai » pour pallier  la lenteur des banques. Après la rencontre avec David El Nouchi et David Peronnin, les fondateurs de ClubFunding, ON kids & family monte un dossier classique de crédit : information sur le projet, structure financière de la société, due diligence, rencontre avec le management… « Nous avons vraiment apprécié leur démarche d’entrepreneurs ! », se souvient Élisabeth Guery. Un mois après, le projet est en ligne. Et en seulement 5 jours, la plateforme a sursouscrit le montant demandé auprès des investisseurs. « Une très bonne surprise », pour ON kids & family, qui a d’ailleurs remboursé par anticipation, une fois son prêt principal auprès de la banque acquis.

Un film d’animation et cinq séries par an

Si pour l’instant, les montants proposés par le crowdfunding restent faibles à l’échelle d’un projet audiovisuel, Élisabeth Guery estime que ce mode de financement a tout à fait sa place dans le paysage audiovisuel, « surtout avec l’arrivée de nouveaux acteurs comme Amazon et Netflix », qui réinventent les règles du jeu et les contenus. « Le crowdfunding pourrait être adapté si nous lancions une web-série sur les réseaux sociaux », prévoit Élisabeth Guery. Si de nouveaux formats ne sont pas à exclure, le long-métrage et la série d’animation pour la télévision restent le cœur de métier de ON kids & family. Avec, pour objectif, « un film d’animation par an », reposant sur « deux jambes bien identifiées » : de gros films, comme le prochain opus attendu en avril 2019, Playmobil, une production à plusieurs dizaines de millions d’euros- actuellement en production à Montréal dans une des filiales -, et des films à économie resserrée, au cœur de financement français mais avec une diffusion internationale. Côté séries, Élisabeth Guery annonce « 4 à 5 productions par an ». Le studio travaille actuellement à la troisième saison de Miraculous, un succès international diffusé sur TF1 et par le groupe Disney dans le monde entier.

MONNAIE VIRTUELLE // MONDE RÉEL

Couramment utilisé, la monnaie virtuelle connait un réel essor surpassant sur certain marché la monnaie réelle. Ainsi nombre de questions auprès des Autorités Européennes se posent. 

Actuellement, trois types de monnaies sont en circulation sur le marché : la monnaie réelle, celle que nous connaissons tous, la monnaie alternative — comme les Crédits Facebook — puis les monnaies complémentaires, pouvant être virtuelles ou non.

Qu’est ce que la monnaie la réelle ?

Après avoir adopté différents aspects au fil du temps, celle-ci est maintenant matérialisée par ce que nous connaissons tous, les pièces de monnaie, les billets de banque ainsi que les chèques bancaires. Utilisé à l’unanimité par l’ensemble des acteurs d’un marché donné, cette dernière se voit être l’instrument de paiement privilégié, remplissant une fonction d’échange, de réserve de valeur et d’unité de compte.

Notons que cette monnaie diffère selon certaines zones géographiques, de par son unité de valeur (ou devise)  — $, , £ etc…— mais aussi de par sa valeur intrinsèque, avec dans certains cas de fortes disparités. La valeur de la monnaie est ainsi fonction de la confiance que les usagers lui portent et du niveau économique du pays dans lequel elle se trouve — plus ces éléments seront élevés plus sa valeur sera forte — Il est donc coutume de voir telle devise valoir plusieurs dizaines d’unités d’une autre devise, compte tenu des contrastes économiques entre différents pays.

 

Qu’est ce que la monnaie virtuelle ?

Ressemblant en tout point à la monnaie réelle, la monnaie virtuelle — c’est à dire dématérialisée de tout support — présuppose donc la mise en place de devises, nécessaires à tout système économique. La monnaie virtuelle est ainsi dotée de plusieurs devisescomme le Peercoin, Ethereum, Dash, Monero et la plus connue de toutes Le Bitcoin —, chacune bénéficiant d’une valeur différente. À l’instar de la monnaie réelle, celle-ci peut tout à fait être utilisée à des fins d’achats de biens, de services — virtuels ou non — et peut tout aussi bien servir de « monnaie d’épargne ». En effet, ces derniers mois un Bitcoin a atteint plus de 9,6K$ contre 325$ en 2015, soit une augmentation de 2 953% en 3 ans.

Cette dématérialisation repose sur tout un ensemble d’outils numériques nécessaires à son utilisation, tel un ordinateur (ou tout objet connecté) et d’une connexion internet wifi ou réseau. Mais ce n’est pas tout, chaque acquéreur se doit de détenir un porte-monnaie électronique, indispensable au stockage de celle-ci. Après l’acquisition de ces différents outils, il ne (vous) reste plus qu’à acheter la monnaie virtuelle de votre choix, via une bourse d’échange, ou alors proposer un bien ou service en échange d’une certaine somme de monnaie virtuelle.

Notons la dimension «décentralisée» de ce système monétaire — basé sur un fonctionnement participatif entre l’ensemble des utilisateurs —, bien différent de celui de la monnaie réelle qui lui est centralisé — présence d’une autorité centrale qui contrôle les échanges —.
L’avantage direct ressortant de cette décentralisation : l’absence de frais appliqués aux transactions faisant intervenir de la monnaie virtuelle. Toutefois cette absence de contrôle cause de fortes variations de sa valeur.

Autre point sur lequel il est primordial de s’arrêter : l’anonymat. Chaque transaction effectuée via se mode de paiement, bénéficie d’une technologie appelé « blockchain »— inventée par Satoshi Nakamoto —, préservant l’identité des deux partis — acheteur comme acquéreur— mais laissant les transactions publiques qui apportent une visibilité et un suivi optimal de celles-ci.

 

Les nouveaux enjeux de la monnaie virtuelle

Après l’arrivée de la monnaie électronique et numérique, ni plus ni moins la dématérialisation de la monnaie réelle, c’est à dire les virements bancaires, c’est au tour de la monnaie virtuelle de faire son entrée. Cette irruption dans la vie économique et financière a provoqué certaines controverses, notamment auprès des autorités financières qui n’ont pas attendu pour émettre leur avis sur le sujet.

Perçu comme opportuniste, ce système monétaire virtuel intéresse de nombreux épargnants, qui dans un contexte de crise économique, ne font plus confiance au système déjà en vigueur — confiance qui rappelons-le est indispensable — préférant positionner leur épargne en devise virtuelle. Selon Odile LAKOMSKI-LAGUERRE, maître de conférences à l’Université de Picardie, l’apparition de cette monnaie se traduit par « l’expression d’une contestation des monnaies centrales ».

Dans cette mesure, États et Autorités financières restent très vigilants et semblent garder dans leur viseur ces nouvelles devises.

Depuis peu, l’avènement de ces monnaies a donné naissance à de nouveaux métiers et activités, comme « mineur », « trader de monnaie virtuelle » etc…, montrant un certain caractère de « durabilité »  qui jadis était pointé comme illusoire.

 

Système monétaire virtuel et financement participatif

Sujets en vogue ces dernier temps, certaines sociétés mettent en place un système de financement participatif via des plateformes utilisant ce système monétaire. L’association de la technologie « blockchain » jumelé à la « décentralisation » de ce système permettrait de garantir la validité d’une opération de cession entre deux investisseurs sans recourir à un tiers, par exemple une banque. Simplement, cela permettrait de suivre de manière minutieuse le trajet d’un titre émis par une société lors d’une levée de fonds et cela de façon autonome et sans frais.

Le phénomène ICO (Initial Coin Offering), qui consiste en la réalisation d’une levée de fonds via l’émission d’actifs virtuels, a déjà conquit nombre de PME. Ce procédé permettrait de faire naître, au profit du financement participatif, un marché secondaire des titres, fiable et comparable à celui des titres émis par les sociétés cotées en bourse.

Cependant la volatilité de la monnaie virtuelle ainsi que son caractère spéculatif apparaissent comme des limites de premier rang, laissant le financement participatif actuel — c’est à dire via des plateformes officielles contrôlées par l’AMF comme ClubFunding — comme le moyen le plus sûr pour effectuer une levée de fonds et investir. Ce constat se justifie par le rachat de nombreuses plateformes de financement participatif par de grands acteurs de la finance.

 

Quelques limites semblent émerger

En effet il est difficile pour l’État d’en tirer le moindre bénéfice, comme le souligne FIDROIT :

« l’administration fiscale ne bénéficie actuellement pas d’informations relatives aux transactions en bitcoin réalisées par un contribuable français contrairement aux opérations concernant des produits d’épargne et financiers courants pour lesquels les établissements bancaires lui envoient des IFU. Il apparaît difficile pour elle de détecter que des opérations ont été réalisées »

Second point, l’anonymat des acteurs lors des transactions, qui semble être une bonne initiative à première vue, donne naissance à de nombreuses déviances et favorise le marché du grand banditisme — marché noir, blanchissement d’argents etc… —.

Aperçue comme une révolution financière par certains, la monnaie virtuelle doit encore faire ses preuves, et montrer qu’elle peut être pérenne.

AVANCEMENT DU PROJET « VILLA ARTEMIS »

Présentation de la société 

Développé par LE BOZEC, groupe familial créé en 1979 et spécialisé dans la réalisation de programmes immobiliers dans Paris et sa petite couronne, le programme la Villa Artemis est situé à Nogent-sur-Marne dans le Val-de-Marne, à l’est de Paris et en bordure de la Marne.

Le promoteur avait déjà fait appel à ClubFunding pour une opération de promotion immobilière à Issy-les-Moulineaux en avril 2016.

Présentation du projet 

Le projet, situé à Nogent-sur-Marne, comprend la réalisation d’une résidence de 23 logements comprenant 9 logements sociaux et 14 logements libres. La construction de 19 places de parking avec raccordements de véhicules électriques et 2 locaux commerciaux seront ajoutés au projet. Le programme respecte les normes RT2012 qui visent à diminuer les factures d’énergie (double vitrage, chaudière à gaz). 

Nogent-sur-Marne se distingue par son cadre de vie idéal : entre le Bois de Vincennes et la Marne. Elle abrite un port très apprécié des nogentais, ainsi qu’un grand marché réputé pour être l’un des plus grand de l’Est Parisien. La Villa Artemis est située au 162 Grande Rue Charles De Gaulle, au cœur de la ville, face à la mairie.
    
L’émission obligataire ClubFunding a pour but de compléter l’apport du crédit d’accompagnement bancaire pour la réalisation du projet Villa Artemis.

Avancement du projet 

Photos du projet « VILLA ARTEMIS, datant de Octobre 2017


L’ensemble du projet «VILLA ARTEMIS» avance de manière escomptée et les délais sont tenus.

Concernant le bâtiment A, la totalité du plancher haut du R+2 est achevé. La livraison de l’appartement témoin est donc maintenue pour Janvier 2018.

Pour ce qui est du bâtiment B, celui-ci est clos et sous peu hors d’air. Actuellement, la toiture et les menuiseries extérieurs sont en cours de construction.