Comment ClubFunding a accompagné la société Self Stock dans le financement d’une nouvelle succursale

Alain Fournier, fondateur de Self Stock, est à la tête d’une entreprise familiale. Pour la première fois, il s’est tourné vers le crowdfunding pour financer l’ouverture de sa succursale de Lille. Une opération, que l’entrepreneur souhaite renouveler.Le choix de ClubFunding

De part sa longue expérience et culture familiale dans les métiers de l’immobilier, Alain Fournier, fondateur de Self Stock, est un entrepreneur aguerri. En 2010, il a fondé, avec son fils, la société Self Stock, le premier réseau de location de garde-meubles en libre service, un concept de Self Stockage autonome sans personnel sur place, « unique en Europe».  Un vrai succès aussi, puisque la société compte aujourd’hui 8 salariés et a ouvert 13 succursales en France en moins de cinq ans, surfant sur un secteur en pleine explosion. « En 2010, nous avons acheté le premier container, puis 20 que nous avons loués, puis 40…et nous avons décidé de créer une société. Nous avons mis cinq ans à élaborer nos outils et nos processus internes, à définir un mix produit qui répond à 98% de la demande ». De Soissons (02) à Nancy (54), Chambly (60), Never(58), Bergerac (24), ou encore Villebon-sur-Yvette (91) ou Joué-lès-Tours (37),  les boxs Self Stock s’étendent désormais au quatre coins de l’Hexagone, grâce à des succursales, « toutes rentables ».

Le financement de projet n’a donc aucun secret pour l’entreprise familiale. Mais la vie est faîte de premières fois : Alain Fournier n’avait encore jamais eu recours au financement participatif. Il aura fallu attendre de rencontrer David El Nouchi, directeur de ClubFunding, au Salon de la Franchise en mars dernier pour qu’il franchisse le pas. « C’était une opportunité, puisque nous projettions d’ouvrir une succursale à Lille en juillet 2017 », raconte Alain Fournier. « La taille humaine de l’entreprise, la façon de nous faire découvrir ce moyen jusqu’alors inconnnu pour nous, et la transparence des dirigeants nous ont immédiatemment convaincus ». D’autant plus que le développement de Self Stock se trouvait limité par plusieurs facteurs. Il explique : « D’une part, nous avons encore des dettes importantes auprès des banques qui nous ont aidé à financer ces projets et qui sont frileuses à augmenter sans limite les encours. D’autre part, le travail de prospection des futurs emplacements est très gourmand en temps : nous n’avons pas les moyens humains de partir à l’assault de tout le territoire national. » Conclusion ? « Nous n’avons pas les moyens de notre expansion et recherchons activement à recourir à du financement externe. Le crowdfunding nous a séduit par sa simplicité administrative et sa rapidité de mise en œuvre.» En trois semaines, l’affaire était dans le sac.

Simplicité et rapidité

Seulement trois semaines : soit quelques jours d’échanges de mails, business plans en pièces jointes, un call par semaine, et une rencontre dix jours après. « Comparé aux douze semaines minimum pour un prêt dans le milieu bancaire, le financement participatif nous a séduit par sa rapidité ! » se réjouit Alain Fournier. Vite fait donc, mais surtout bien fait : le dossier est suivi par une analyste et un commercial de Clubfunding. « Les premiers entretiens ont eu pour but de présenter notre activité, le marché dans lequel nous évoluons, notre concept, notre business plan, et nos objectifs. Nous avons dû fournir nos bilans et nos résulats commerciaux, ainsi que le business plan détaillé de l’opération envisagéeUne fois le dossier validé, nous sommes passés en ‘commission des risques’. Nous avons ensuite formalisé l’action à confier à ClubFunding et défini les limites de la levée. »

Puis, un soir de juillet, la machine s’est emballée. « La levée en elle-même a été très rapide. Ouverture le jeudi à 18h00 : à 19h15, il était déjà impossible de souscrire sur le site web, les 200 000€ étaient déjà là ! Nous devions nous rappeler le vendredi matin, mais tout avait déjà été souscrit en moins d’une heure …». Cette opération express a donc permis au site de Lesquin de voir le jour en banlieu de Lille : près de 150 containers destinés à la location aux particuliers ou professionnels en manque de place, sur une plateforme de 6000 m2 à l’accès sécurisé.

Plus de fonds disponibles

Seule réticence du fondateur de Self Stock avant de se lancer dans le financement participatif ? Les taux d’intérêts, qui s’élèvent à 10,5% sur trois ans (contre 2 à 3% en banque). « Mais tout compte fait, tout dépend si vous placez intelligement votre argent : l’avantage du crowdfunding est que sur 200 000 euros prêtés, vous obtenez vraiment 200 000 euros. En comparaison à la banque, les fonds disponibles sont plus élevés. Le surplus de capitaux peut être ensuite placé de manière pragmatique ». D’autant plus que Self Stock est passé par ClubFunding pour financer uniquement ses besoins en fonds de roulement pour le projet de Lesquin. Les investissements mobiliers quant à eux ont été financés « de manière très classique » : par fonds propres, et par le fournisseur. Alain Fournier, qui était septique au début, définit désormais le crowdfunding comme « rapide, pratique, et pas si coûteux que ce qu’on pourrait croire ».  Il conseille désormais fortement ce mode de financement aux entrepreneurs qui cherchent de nouvelles solutions pour se financer.

Mais la success story Self Stock ne s’arrête pas là. Le dernier projet en date ? L’ouverture de la quatorzième succursale à Dôle, dans le Jura, pas plus tard que la semaine dernière. Et les prochaines étapes ? À court terme, deux succursales de plus devraient voir le jour le mois prochain,  « ainsi que l’arrivée du premier licencié ». À long terme,  les cinq prochaines années seront dédiées au développement de la marque et de son réseau. « Nos objectifs sont définis : multiplier par huit notre parc de boxes (actuellement 1500), et nos plateformes de stockage. Et nous sommes prêts à repasser via ClubFunding pour financer ces projets : le test s’est avéré concluant ! »

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