DSP2 : Innovation Européenne dans les services de paiement

L’Autorité Bancaire Européenne (EBA) a statué, début 2017, sur la mise en commun des données clients entre Banque et FinTech. Dès 2018, cette mine d’information abritée dans les établissements bancaires et détenue secrètement jusqu’à aujourd’hui, sera mise en libre accès gratuitement auprès de certaines FinTech.

Sa mise en vigueur prévue pour Janvier 2018, avec un délai de conformité pour ses protagonistes de 18 mois, la DSP2 (Directive sur les Services de Paiement) se voit comme une Directive Européenne permettant d’améliorer la sécurité des échanges de données bancaires. 

Comme son nom l’indique, les Autorités Bancaires Européennes n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Son aînée a été instaurée en 2009 afin de donner un cadre juridique plus clair aux start-up de la Technologie Financière. Cette dernière avait pour principal objectif la création d’un marché européen des opérations bancaires, permettant ainsi d’encadrer ces nouveaux services. Instituée en grande partie par soucis de sécurité pour les consommateurs de ces nouveaux services financiers, cette directive mène également à une optimisation de l’innovation et de la concurrence.
C’est ainsi que nous verrons apparaitre une nouvelle catégorie d’entreprises réglementées.

Marquée par l’avènement du numérique et l’arrivée massive des FinTech en Europe, l’EBA (Autorité Bancaire Européenne) s’est vue dans l’obligation de revoir cette directive afin de l’ajuster aux différentes problématiques actuelles.

 

Différence avec la DSP1

Sensiblement identique, notamment sur le fond de sa trame, la DSP2 affichera dorénavant quelques modifications et mises à jour dans ses textes.
Permis eux et non des moindres, la création de deux nouvelles catégories de services de paiement : 

Les services d’initiation de paiement qui permettent aux consommateurs de demander à un intermédiaire de présenter et d’exécuter des opérations de paiements en leur nom auprès de leur banque.

Et les services d’agrégation d’information qui permettent aux consommateurs disposant de plusieurs comptes bancaires de bénéficier d’une vision consolidée de l’ensemble de leurs comptes. 

Notons également, une absence de frais supplémentaires sur la majorité des paiements par carte bancaire. Quant à son champs d’action, celui-ci sera vu à la hausse, avec une augmentation du nombre d’accréditation délivré — toujours suivant des normes bien définies —. 

L’ensemble des ces modifications auront pour but premier de favoriser une plus grande cohérence au sein de l’Union Européenne.

 

La sécurité de vos données

Une des autres grandes priorités de cette directive, garantir une sécurité optimale quant aux données bancaires des consommateurs. Problématique de haute importance, cette garantie face aux éventuelles fraudes — qui sont fonction de la confiance des consommateurs — permettra d’encadrer ces changements de flux dit « classiques » provenant de ces nouveaux services financiers. 

Ainsi de nouvelles mesures d’identification, comme l’identification par SMS, — déjà mis en place chez bon nombre de services de paiement en ligne — verront le jour. Ce renforcement de l’authentification aura pour objectif de réglementer la procédure lors des paiements en ligne avec des méthodes d’identification uniques.   

Notons que cette réglementation prend en compte le parcours client rendant ainsi ce cheminement le moins contraignant possible pour le consommateur.

 

L’écosystème des paiements boulversé

La révision de cette réforme, sur l’écosystème européen, est substantielle. Cependant cette nouvelle directive se fera dans le temps — compte tenu des 18 mois de délais de conformité donnés aux banques et FinTech pour mettre en place ce libre échange —.

Apparue dans un premier temps comme une menace, certaines banques non pas manqué de le faire savoir, engageant un bras de fer avec les start-up de la finance et cela dès les prémisses de cette directive. 

Toutefois ces innovations ouvrent de nouvelles perspectives d’avenir aux banques, revoyant ainsi leur position à l’encontre de la DSP2. En effet, cette dernière montre de nombreuses opportunités comme concevoir de nouvelles offres de paiement innovantes et ainsi élargir leur portefeuille de services.