Thomson Computing & crowdfunding : retour sur une success story

Après s’être relancée en Europe, la marque historique de l’informatique française s’est mise à la conquête des marchés chinois et américains. Comment une PME comme Thomson Computing a-t-elle pu faire face à un brusque afflux de commandes à l’étranger ? Grâce à la souplesse du crowdfunding ! Explications avec son PDG, Stephan Français.


Thomson Computing : une croissance exponentielle sur un marché tendu

Lointain fleuron de l’informatique française tombé un temps en désuétude, Thomson Computing a complètement redressé la barre grâce à l’énergie de son patron Stephann Français et à quelques idées fortes : des ordinateurs portables à moins de 100€, bientôt un vrai smartphone à 59€. Une stratégie du low cost qui cartonne ! Dans un marché en tension, elle parvient malgré tout à afficher des taux de croissance ahurissants à trois chiffres. Entre 2016 et 2017, l’entreprise augmente sa production de 90 000 pièces…à 400 000, pour une croissance de son chiffre d’affaires de +153%.

Et l’épopée continue. En juin 2018, Thomson Computing doit faire face à une augmentation significative de ses commandes en France qui s’accompagne d’un développement de ses filiales à l’international. Pour financer cette progression exponentielle, Stephan Français part la recherche de fonds propres. Notamment pour faire face à un gros afflux de commandes. « Nous venions de lancer une filiale aux Etats-Unis pour attaquer le marché nord-américain. », explique-t-il aujourd’hui. De plus en plus présente à l’export, la PME devait couvrir sur la même période des commandes pour le Moyen-Orient et le Maroc. Livraisons en septembre, et bien sûr, sans délais. Le tout, avec 32 salariés !

Deux millions d’euros en trois heures : une levée de fond record

« S’il y a un moment où les fonds étaient indispensables pour l’activité, c’était ce moment-là. »Thomson Computing a donc fait appel à ClubFunding pour lever rapidement 2 millions d’euros. Une solution bien plus rapide et plus agile qu’un simple prêt bancaire, alors que les besoins en cash s’avéraient aigus. « On a estimé que les deux millions ont permis de livrer 4 à 5 millions de produits soit un accroissement de 20% de l’activité entre le mois d’août et le mois de septembre. ». Résultat ? Un succès fulgurant.

En trois heures, la levée était bouclée. Un succès que Stephan Français explique par la notoriété grandissante de la marque, doublée d’un petit réflexe patriotique qui a su séduire les investisseurs de ClubFunding ! « Le petit Français face aux géants américains et asiatiques » n’a pas fini de faire parler de lui. Petit certes, mais rentable. la PME absorbe les commandes et parvient à conserver son avance. De quoi faire des jaloux.

ClubFunding : une garantie de flexibilité

« ClubFunding nous a apporté les facilités bancaires dont nous avions besoin au bon moment»,partage Stephan Français qui vient seulement de recevoir au mois d’octobre les liquidités de son prêt bancaire. « L’équipe de Clubfunding nous a apporté un réel accompagnement pour construire notre dossier et présenter de façon optimale notre projet. Réactive, presque attachante, l’équipe a vite compris les enjeux de l’entreprise sur le marché. Sur un dossier comme le mien, le vrai avantage d’une plateforme de crowdfunding comme ClubFunding est d’agir vite. La plateforme nous a permis une levée de fonds en quelques semaines seulement. »Après cette expérience réussite, Stephan Français n’est pas fermé à l’idée de renouveler l’expérience à l’avenir. « Mon objectif est de garder le contrôle de la société et de la dette. Pour cela, il faut conserver une agilité financière. »

Mais pas question pour Stephan Français d’en rester là. Il n’exclut pas de faire appel à nouveau à ClubFunding pour alimenter son développement rapide… et satisfaire son immense ambition : devenir la 7emarque informatique au monde, inscrite au NASDAQ, juste derrière Asus. En un mot : rester en mouvement pour gagner. Et ce n’est pas son actionnaire minoritaire Teddy Riner qui dira le contraire !